écrit par Gaëlle Bourges, dans le cadre de Quartiers d'artistes
© Brooke DiDonato
Gaëlle Bourges plonge dans le célèbre tableau d’Édouard Manet, Olympia, peint en 1863 et qui fit scandale à l’époque, pour redonner une place aux femmes dans l'art, qu'elles soient modèles ou peintres.
Dans ses spectacles à la croisée de la danse, du théâtre et des arts plastiques, Gaëlle Bourges arpente l’imaginaire collectif inspiré par les beaux-arts depuis des siècles pour rendre leur place aux femmes qui ont contribué à le façonner et qui sont pourtant toujours restées dans l’ombre. Dans (La bande à) LAURA, elle offre une nouvelle lecture du tableau Olympia de Manet qui, jusqu’à présent, a été avant tout perçu et analysé à partir de la nudité de sa figure centrale, une femme blanche prénommée Victorine Meurent. De la femme noire aux bras chargés de fleurs au second plan, on sait seulement qu'elle se nommait Laure.
En croisant les identités et destins de ces deux personnages, Gaëlle Bourges et ses quatre performeur·ses s'ingénient à décliner le tableau pour en rendre visible son épaisseur sociale. S’adressant à tous les publics, et notamment aux plus jeunes, le spectacle offre une passionnante immersion dans la peinture occidentale…